
Participants à l’atelier de présentation des résultats; Salle de réunion Enabel, Ville Province de Kinshasa, Crédit photo : Naomi
Le 5 février, une équipe de chercheurs de l’Université d’Anvers et de l’Université Catholique du Congo a présenté, dans le bureau de la coopération belge Enabel-Kinshasa, les résultats intermédiaires de la recherche menée sur le travail décent dans le secteur de la construction à Kinshasa. Pour rappel, cette recherche a commencé en fin 2024 par une recherche collective ayant permis d’affiner les questions et les hypothèses de recherche pour la seconde phase de recherche mixte (qualitative et quantitative), au terme de laquelle les résultats préliminaires ont été partagés à Enabel, aux représentants des ONG, aux syndicats et aux autorités de régulation (Inspection du travail, commune, etc.). La présentation de ces résultats s’est essentiellement appuyée sur le Decent Work Assessment Tool, développé par HIVA en coopération avec Enabel.
Le constat suscitant le plus de débats était que le problème du manque de travail décent n’est pas concentré dans le “secteur informel” mais il est répandu dans toute l’économie. Partout dans le secteur de la construction, les conditions de travail dans les chantiers de construction sont pratiquement les mêmes : Les bâtiments construites par les entreprises qui se présentent comme ‘formelles’ et comme respectant toutes les normes du travail décent, sont de fait cimenté par des gens opérant dans les mêmes circonstances de travail que les constructions façonnées par des PME informelles : l’informalité est partout ! Il en découle des recommandations pouvant permettre à l’État congolais et aux bailleurs de mieux orienter leurs politiques et stratégies pour le renforcement de la protection sociale dans le secteur de la construction en RD Congo.